La France lance une nouvelle pièce d’or « Marianne »

Principaux renseignements

  • La France lance la pièce d’or « Marianne » afin de moderniser et de démocratiser l’investissement dans l’or.
  • La Belgique a lancé la « Belga Gold » pour offrir aux citoyens une alternative d’investissement stable.
  • Ces deux pays rejoignent désormais des leaders mondiaux tels que les États-Unis et le Canada dans l’émission d’or souverain.

La France a annoncé le lancement de sa propre pièce d’or, baptisée « Marianne », à la suite d’une initiative similaire prise par la Belgique. Disponibles à partir de la mi-juin, ces pièces présentent une carte de la France sur une face et le symbole national, Marianne, sur l’autre.

La Marianne

La Monnaie de Paris propose quatre poids différents, allant de 3,11 grammes à une once troy complète (31,1 grammes), avec une version numérique en option pour les investisseurs. Selon Marc Schwartz, de la Monnaie de Paris, l’objectif est de moderniser et de rendre le marché de l’or plus accessible. Contrairement à la monnaie standard, le prix de la Marianne fluctue en fonction de la valeur marchande actuelle de l’or.

Les pièces en or et en argent actuellement émises par la Monnaie sont de simples objets commémoratifs et sont composées d’alliages contenant une faible teneur en métaux précieux. Les nouvelles pièces Marianne, en revanche, seront vendues au cours du marché de l’or, qui oscille actuellement autour de 4 600 dollars l’once.

Pour les investisseurs qui souhaitent éviter les frais liés à la conservation et à la protection de leurs pièces, la Monnaie de Paris propose également une version numérique, baptisée « e-Marianne ». La Monnaie conserve et protège les pièces pour le compte du client jusqu’à ce que le propriétaire souhaite les revendre.

Belga Gold belge

La Belgique a récemment fait son entrée sur ce marché avec la « Belga Gold », lancée fin mars. Cette pièce en or 24 carats a été introduite pour offrir aux citoyens belges une nouvelle alternative d’investissement dans un contexte de forte hausse de la demande mondiale d’or. Les pièces, produites aux Pays-Bas à partir d’or recyclé, sont disponibles en deux tailles : une version grande de 31,1 grammes et une plus petite de 7,77 grammes. Bien qu’elles aient une valeur nominale de 75 et 300 euros, leur prix de marché réel est lié au cours au comptant de l’or, qui fluctue.

Le choix du nom « Belga » est un clin d’œil à une monnaie introduite en 1926 pour stabiliser l’économie et lutter contre l’inflation après la Première Guerre mondiale. Le Belga original était lié à l’étalon-or afin de favoriser la confiance internationale et la sécurité financière avant d’être progressivement supprimé en 1946. En redonnant vie à ce nom, les autorités belges visent à évoquer un sentiment de stabilité économique et de confiance.

Entrer sur le marché mondial de l’or

La France et la Belgique rejoignent un groupe de nations qui proposent déjà des pièces d’or souveraines, comme le Canada avec la « Maple Leaf », les États-Unis avec l’« Eagle », l’Afrique du Sud avec le « Krugerrand » et l’Autriche avec la « Philharmoniker ». Pour ceux qui achètent ces actifs, les autorités conseillent de conserver tous les reçus de transaction afin de garantir que les pièces puissent être facilement retracées et vérifiées lors de leur vente future à des bijoutiers ou à des négociants en or.

Source : fr.businessam.be

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